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[Test Rétro] Metal Gear Solid: Peace Walker

Entre deux vagues et en vacances, j’ai testé en solo et en multijoueur la version éditeur du jeu Metal Gear Solid: Peace Walker sur PSP. Voilà mon ressenti.

L’arrivée d’un nouvel épisode de la saga Metal Gear Solid ne passe jamais inaperçu et à peine deux mois après le Japon, Metal Gear Solid: Peace Walker arrive enfin en France. Après un excellent MGS: Portable Ops, la PSP accueille donc les nouvelles aventures de Snake et Konami entend bien nous convaincre que la portable de Sony peut encore nous étonner… Ce test a été réalisé avec les équipes de Bramerspid, allez voir leurs actus 🙂 !

Scénario: L’histoire prend place dans les années 70, quelques temps après les événements de Metal Gear Solid 3: Snake Eater. L’intrigue est riche en rebondissements, et ce dès le début du jeu, et les fans de Metal Gear Solid plongeront avec délectation dans cet imbroglio militaro-politique. En revanche, si vous êtes hermétiques à MGS, le scénario réussira tout de même à vous tenir en haleine par moments mais vous risquez d’être rapidement dépassés par toutes les ramifications et relations entre les protagonistes.

Graphismes: Malgré quelques (rares) environnements un peu vides, le jeu se pare de graphismes somptueux pour une portable et d’une modélisation générale de très bonne facture. En revanche, le contre-coup d’une telle profusion de détails est radical: chaque mission est divisée en petites zones qui demanderont un certain temps de chargement suivant la quantité de données que vous aurez au préalable installé sur votre Memory Stick. De plus, il faut noter l’excellent travail de l’artiste Ashley Wood lors des cinématiques qui se révèlent être des BDs interactives: le résultat est tout simplement superbe!

Jouabilité: La maniabilité est le gros ‘hic’ du jeu. Pour ma part, après quelques essais entre les trois types de contrôles proposés, j’ai opté pour des déplacements au stick analogique, une caméra gérée par les célèbres boutons croix-rond-carré-triangle, les gâchettes pour viser/tirer et enfin la croix directionnelle pour différentes actions (notamment la sélection des armes et objets via des menus « rapides » mais dont l’utilisation ne gèle nullement l’action). Vu comme ça, vous pensez certainement qu’il faut s’appeler Paul le Poulpe pour jouer à MGS: Peace Walker et vous n’avez sans doute pas tort: les problèmes se feront surtout sentir quand vous serez aux prises avec de nombreux ennemis (donc pressés) et il vous faudra de longues heures avant de maîtriser cette étrange maniabilité. En revanche, la gestion de la base est assez intuitive, malgré la masse d’informations, et l’affectation de vos troupes se fait sans grande difficulté.

Durée de vie: Il s’agit d’un point assez difficile à définir/quantifier. En jouant quotidiennement, il m’a fallu près de 25 heures pour venir à bout de la quête principale, et cela s’est souvent fait dans la souffrance. En effet, si vous venez à perdre en pleine mission, même dans la dernière zone, vous devrez recommencer la mission depuis le début: une idée qui risque d’en énerver plus d’un.

De plus, la difficulté a tendance à augmenter très rapidement et certains affrontements contre les boss ne seront (humainement) possibles que si vous jouez en coop (jusqu’à quatre en réseau local). Le développement de la Mother Base sera également consommatrice de temps puisqu’il vous faudra recruter des hommes (sur le terrain) afin de les répartir entre différents pôles (recherche, intendance, …) tout en gardant un oeil sur les évolutions apportées aux armes et objets.

Pour optimiser vos chances de réussite, vous pourrez également envoyer vos troupes dans des missions annexes: là encore, il s’agit d’une étape facultative, mais qui s’avère être primordiale pour le développement de votre base (avec une excellente surprise pour celles et ceux qui sauront mener à bien ces missions). Ajoutez à cela un mode compétitif pouvant accueillir jusqu’à 6 joueurs, et vous comprendrez aisément que ce nouvel épisode de Metal Gear Solid n’est pas avare en possibilités: il ne tiendra qu’à vous de trouver le temps nécessaire pour vous y investir à 200%…

Bande son: Pas de grandes surprises ici pour les habitués de la série: les doublages sont plus que corrects et l’atmosphère générale est franchement immersive. A cet effet, n’hésitez pas à utiliser des écouteurs plutôt que de vous priver du son lors des missions: le simple fait d’écouter les discussions des gardes pourrait vous sauver de situations délicates.

Conclusion: Au final, ce Metal Gear Solid: Peace Walker est-il digne de faire parti de la saga Metal Gear Solid ? Sans hésiter: oui ! Les missions assez courtes, voire le découpage en zones, conviennent parfaitement au support portable et le scénario est suffisamment travaillé pour que les fans y trouvent un intérêt. La gestion de votre base (recrutements, améliorations, missions annexes) peut être assimilé à un jeu dans le jeu et multiplie considérablement la durée de vie du jeu pour qui serait atteint de collectionnite aiguë. En revanche, point de salut face à certains boss si vous ne parvenez pas à dégoter de l’aide extérieure…

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